Apprendre la douleur à ses dépens (SEP)

 

J’ai pu apprendre…

J’ai pu apprendre que la douleur et la souffrance sont invisibles à l’œil nu et la valeur que l’on peut donner à son ressenti est subjective.

J’ai pu apprendre que pour une grande majorité d’entre nous, la seule référence sur laquelle chacun s’appuie pour donner un degré hypothétique à une douleur, n’est que l’expérience personnelle passée de cette dernière, qui fait donc office d’échelle de valeur.

J’ai pu apprendre que l’on peut difficilement imaginer le degré de souffrance d’un .e autre, tant soit peu que l’on s’appuie sur sa seule expérience personnelle.

J’ai pu apprendre qu’ajouté à ça un minimum de dignité et de fierté dont la hauteur est propre à chacun .e, vous avez le package complet du « impossible à imaginer ».

Fierté mal placée?

Vous faites tout ce que vous pouvez pour que vos souffrances physiques et morales ne se voient pas, et ça fonctionne. Pour votre prochain, si vous ne pleurez pas c’est que ça va! Vous auriez dû faire acteur .rice, apparemment vous êtes extrêmement doué .e. De toutes façon, si vous pleurez, au vu du reste du temps où vous ne vous plaignez pas, c’est que vous exagérez.

Dixit en prime: « Ta maladie et/ou ton handicap ne se voit pas alors tu n’a rien, “mauviette”. Comparativement à d’autres euuhhh…?!!! » (p. ex. : multiple sclerosis)

Johnsson R

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